Lundi
19 mars 2007 : Messe de St Joseph à Paris
Cette année, deux messes seront célébrées en l'honneur de St Joseph :
- La première à l'intention des élèves dans la Chapelle du Collège, le mardi 13 mars 2007 à 15 heures,
- La seconde à Paris, le jour même de la fête de St Joseph (19 mars), à 12 heures en la Chapelle des Pères Sulpiciens, 6 rue du Regard, Paris, VIe par M. l'abbé Philippe Doumenge, aumonier du Collège, à l'intention des Anciens Elèves et du Collège .
Tous les anciens qui en ont la
possibilité sont invités à assister à ces deux
célébrations
Ego Protector tuus
19 mars : Fête de Saint
Joseph,
Epoux de la Ste Vierge et Patron
de l'Eglise Universelle
Saint Bernard : « Joseph,
fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse
»
Ecclésiastique 45,1-6.
Il a fait sortir de Jacob un homme pieux, qui trouva grâce auprès de toute chair, un homme aimé de Dieu et des hommes, Moïse : que sa mémoire soit en bénédiction !
Il lui a donné une gloire égale à celle des saints, il l'a rendu grand par les terreurs qu'il inspira aux ennemis.
Par sa parole, il a fait cesser les prodiges; il l'a glorifié devant les rois; il lui a donné des commandements pour son peuple, et il lui a fait voir un rayon de sa gloire.
A cause de sa foi et de sa mansuétude, il l'a consacré, il l'a choisi d'entre tous les mortels.
Il lui a fait entendre sa voix, et l'a introduit dans la nuée; il lui a donné face à face des commandements, la loi de la vie et de la science, pour qu'il enseignât à Jacob son alliance, et ses décrets à Israël.
Il a élevé Aaron, un saint semblable à
lui, son frère, de la tribu de Lévi.
Mt 1,18-21.
Or la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu'il eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit.
Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement.
Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : " Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit.
Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. "
(Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine
Crampon)
Commentaire de Saint Bernard (1091-1153)
Moine cistercien et docteur de l'Eglise
Seconde homélie sur le Missus est, in Oeuvres
(tr. A Béguin) n° 13-15, p. 924-925
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »
Joseph,
l'époux de Marie, était juste et ne voulait pas la dénoncer
; il décida donc de la renvoyer secrètement. » (Mt
1, 19) Parce qu'il était juste, il ne voulait pas la déshonorer.
Il n'aurait pas été juste ni s'il s'était fait son
complice après l'avoir jugée coupable, ni si, reconnaissant
son innocence, il l'avait condamnée. C'est pourquoi il prit le parti
de la renvoyer secrètement. Mais pourquoi la renvoyer ? Pour la
même raison (disent les Pères) qui incitait Pierre à
repousser le Seigneur en disant : « Eloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un pécheur ! » (Lc 5, 8) De même le centurion
lui fermait sa porte en s'écriant : « Seigneur, je ne suis
pas digne que tu entres sous mon toit ! » (Mt 8, 8)
Joseph, qui se regardait
comme pécheur, se disait qu'il était indigne de garder plus
longtemps dans sa maison une femme dont l'excellence et la supériorité
lui inspiraient la crainte. Il la voyait porter en elle le signe indubitable
de la présence divine ; incapable de comprendre le mystère,
il voulait la renvoyer. Saint Pierre craignit la toute-puissance divine,
le centurion fut effrayé par la présence de la majesté
du Christ. Joseph, en homme qu'il était, fut saisi d'épouvante
devant un miracle si neuf et un mystère si impénétrable
; c'est pour cela qu'en secret il méditait de renvoyer Marie.
Ne vous étonnez
pas de voir Joseph se juger indigne de vivre aux côtés de
la Vierge enceinte : sainte Elisabeth non plus ne put supporter sa présence
sans être saisie de crainte et de respect. « Comment se fait-il
que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1,
43)
Pourquoi la renvoyer en secret ? Pour qu'on ne cherche pas la cause de leur séparation et qu'on ne vienne pas exiger des explications. Qu'aurait pu répondre ce juste à des gens toujours prêts à contester ? S'il avait dévoilé ses pensées, s'il s'était dit convaincu de la pureté de sa fiancée, ces gens sceptiques l'auraient tourné en dérision, et ils auraient lapidé Marie. Joseph eut donc raison, lui qui ne voulait ni mentir ni diffamer. Mais l'ange lui dit : « Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de l'Esprit ! »